Ghosting ? What ?

Ghosting ? Jamais entendu parler ? Tant mieux pour vous. Le Ghosting est nouvelle forme de rupture sentimentale qui nous vient des E.U. Il est probable, malheureusement, qu’elle rencontre bientôt quelque succès en Europe. Pourquoi ? parce que ghoster évite de se torturer les méninges pour se soulager d’une relation sentimentale qui devient pesante. Ghoster est beaucoup plus simple…et beaucoup plus lâche !

Ghoster, c’est faire le mort ou, plutôt, organiser son propre enterrement; mais en silence. Autre traduction possible: devenir pour l’autre un simple fantôme (Ghost). Le programme type du ghosteur, son nouveau crédo se décline comme suit: être aux abonnés absents, ne jamais répondre à aucune sollicitation ou message de l’autre, que ce soit par la voie du téléphone portable, des SMS, des mails, de Skype ou de Facebook…et ne parlons pas des bonnes vieilles lettres d’autrefois.

Qui sont les ghosteurs et leurs victimes

Ce phénomène est, pour l’heure, plus masculin que féminin ; si l’on en croit, du moins, les statistiques réalisées par le magazine « Elle » aux Etats-Unis. Environ une femme sur quatre avoue avoir déjà été victime d’un Ghosteur. La proportion pour les hommes serait moindre: 13, 64 %. Le chiffre est toutefois peut-être en-deçà de la réalité. Il faut en effet tenir compte de l’égo masculin !

Que ce soit ou non une pratique plus masculine que féminine, elle est condamnée unanimement par les psychologues, qui y voient une forme de rupture assez infantile. Symptôme d’une société individualiste et hédoniste, le ghosting commence à faire sérieusement parler de lui. On ne s’étonnera pas qu’il n’épargne pas les stars !

Que l’acteur Sean Penn ait été ghosté par la charmante Charlize Théron constitue une preuve supplémentaire que la rupture 2.0 n’est pas aujourd’hui l’apanage des bad Boys !

Le ghosting chez les femmes: le paradoxe du « more human »

Le recours au Ghosting, vraisemblement, n’a pas les mêmes motivations suivant qu’on est un homme ou une femme. L’hédonisme et les névroses d’abandon sont certes partagés par les deux sexes. Cependant, la peur de faire souffrir l’autre reste certainement, de nos jours encore, une crainte plus féminine que masculine. C’est un fait: les femmes sont plus humaines. Mais, c’est peut-être cette plus grande empathie qui doit faire craindre, paradoxalement, l’extension de ce type de pratique chez les femmes. Parce qu’elles aiment davantage, les femmes risquent aussi de ghoster davantage !

Le paradoxe a toutefois ses limites: quoique non ghostée, les femmes ghostent plus (24, 17 % chez les femmes contre 16, 67 % chez les hommes), on observe que ghostée, les femmes ghostent moins (25, 83 % chez les femmes contre 33, 33 % chez les hommes). Tel est le paradoxe du « more human » résumé en chiffres ; un paradoxe que de plus en plus d’hommes pourraient rencontrer à l’avenir !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *