Claire Boucl, portrait impressionniste

  • posté le Lundi 5 juillet 2010 à 10h56
  • par Juliette

J’avais rendez-vous avec Claire à Paris samedi à 19h30. A la base c’était une interview. Nous nous sommes dirigées vers le Pop In. Contente de se retrouver après le chouette shooting du numéro 4, on commence à papoter quand soudain… Il est minuit et demi, et je n’ai rien noté. Mais en bonne shizgirl, je suis inventive et entre deux (ou trois) verres et pleins de fous rires, j’ai quand même retenu quelques choses.
Ladies & gentlemen, let me introduce you to Claire Boucl, pétaliste.


Claire fait de l’art environnemental. Le nom de pétaliste vient du fait qu’elle utilise les pétales de fleurs comme matière première privilégiée. Mais depuis ses premières installations, Claire a aussi utilisé du tissu, du plastique sérigraphié à la main, du bois… Tout est bon pour exprimer son questionnement sur notre rapport à la consommation et à notre planète.

Moi je vous en dirais bien un peu plus mais tout est dit entre les pages 86 et 92 du Shi-Zen de l’été et aussi sur son site et même son myspace. Et au delà de l’artiste, Claire est aussi un être humain pas banal. Enfin moi je trouve. J’ai même ma vision absolument subjective (et impressionniste, donc, suivez un peu) de l’artiste.

 

Si Claire était dans un atlas
Elle serait l’Australie. Elle y est partie pendant quelques mois, à la découverte. Et elle a découvert. Sa première pétalisation date de ce temps là, déjà, ça, ça vous marque un lieu. « Si elle était plus intéressante artistiquement, Sydney serait la ville idéale: des parcs partout, immenses, où on n’entend plus la ville, la plage, des gens supers ouverts qui viennent de partout ». Si elle était une ville, elle pourrait être Sydney et son ouverture, et sa symbiose avec la nature, mais optons plutôt pour San Francisco, pour l’effervescence culturelle en plus.

 

Si Claire était un trait de caractère
Elle serait spontanée. Ou entière. Ou entière et spontanée. Un tempérament qui fait d’elle une nana marrante et pleine d’autodérision, un peu comme vous et nous. Et qui lui vaut parfois des anecdotes supers, comme cette fois où elle s’était levée tôt pour avoir une place à l’Opéra de Sydney à 10$, mais ne l’ayant pas, elle fond en larme devant l’employé du lieu qui, dépité, décide de l’aider et… Lui ouvre les coulisses de l’Opéra mythique. Elle y verra notamment des peintures aborigènes interdites au grand public. Comme quoi le naturel, y’a que ça de vrai.

 

Si Claire était une dentelle
Elle serait en bois, comme celle qu’elle a faite en quelques jours au printemps dernier, et comme celle qu’elle retourne faire cette semaine et pendant quelques jours dans une résidence d’artiste dans les Hautes-Alpes. Côté France, sa dentelle devra tenir environ 3 mois, être beaucoup plus imposante et côté Italie, elle créera le patron de la dentelle, un peu comme le négatif du positif, un côté aérien et un côté graphique, le bois ici et là, la pierre.

 

Si Claire était objet
Elle serait une ceinture à outil. Elle partirait à l’aventure avec les outils, tous sympas et beaux et ils rencontreraient ici ou là un nouveau bois à couper, un nouveau pétale à étaler, ou un nouveau roseau à plier.

 

Si Claire était une couleur
Vert olive… Ou un genre de vert, pas loin du vert olive, entre le vert olive et le… Enfin j’sais pas, une couleur qu’il y a dans sa tête, la couleur d’une paire de pompe dont elle a rêvé et qu’un jour, elle trouvera. Ou pas, mais si. Si, c’est sur, un jour. Elle les verra et elles se reconnaitront. Avec des cœurs (verts) dans les yeux.
Y’a pas à dire, le vert lui colle à la peau.


    Un commentaire

    melodye

    ah! et bien, je vais attendre sagement devant ma boite aux lettres pour lire cet article… c’est que le land’art: j’aime!
    et j evais ptet bien aller faire un tour sur son site aussi!! ;)

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