La Loco de la Liberté – Brésil, épisode 5

  • posté le Mardi 24 août 2010 à 08h08
  • par Flo

Suite des péripéties de nos trois aventuriers, en route vers Mexico.
Raphael et Benjamin s’apprêtent à parcourir ce pays d’est en ouest pour arriver aux berges de l’Amazone. Les débuts sont difficiles, la société brésilienne est menacée par la criminalité, 25 morts pour 100 000 habitants par an et des milliers de crimes mineurs.


Les contrastes en sont la cause principale, riches et pauvres vivent côte-à-côte, alimentant mépris et jalousie… Les riches se protègent de plus en plus, du haut de leurs grands immeubles gardés férocement ou derrière des barrières électrifiés, ils se cachent derrière les vitres teintées de leurs voitures. Au pied de leurs immeubles, des enfants ramassent les ordures, plastiques, canettes d’aluminium, ils les revendent au kilo… Un recyclage peu convenable qui n’empêche pas la majorité des déchets de terminer dans les rivières.

 

La peur est donc omniprésente, l’auto-stop en est difficile. Ils ont tous peur des ladrons, criminels qui prennent toutes sortes d’apparences. Il aura fallu 5 jours pour nos deux explorateurs sur une station essence lugubre, point de rencontre pour les camionneurs ivres en dépression et les prostituées.

Puis, enfin, Darli, un ange gardien arrive avec son semi remorque et accepte d’emmener les deux jeunes jusqu’à Teresina, au centre du pays à 1000 kilomètres de là. Ce pas est primordial et un nouveau voyage commence.

 

L’intérieur est très différent des villes, plus calme… Plus de nature -malgré un manque de conscience écologique tout aussi présent- plus d’hospitalité. Les boulangeries leur offrent du pain, les restaurants à manger et les véhicules s’arrêtent au bord de la route pour prendre Raphael et Benjamin. Ils avancent à bonne allure, découvrant de charmants villages colorés, rencontrant des gens très sympas… Même s’ils ne comprennent pas tous cette aventure…

 

Ils arrivent très vite à Belem… Nouvelle ville, nouveau choc. Finis les grands espaces verts, pas de jungle non plus, l’entrée de l’Amazone fait figure pâle. De grands immeubles gris, un trafic hallucinant, une atmosphère irrespirable. C’est un véritable chaos de voitures, gens de toutes sortes qui vivent dans une ville délabrée, fatiguée suite à une expansion trop rapide de sa population. Les deux aventuriers ne s’y attardent pas, ils traversent les favelas pour rejoindre le port et se présente devant la directrice de la compagnie de transport qui assure la liaison Belem – Macapa. L’histoire lui plait, elle accepte tout de suite de nous offrir le voyage et de nous laisser dormir sur la bateau la nuit même. Il suffit de demander parfois pour que les portes de nos rêves s’ouvrent…

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