Rubrique Voir, lire, entendre...

The end has no end

  • posté le Vendredi 11 novembre 2011 à 11h11
  • par Flo

Photo sly06 / Flickr _ Licence Creative Commons CC BY 2.0

 

Bel et bien, aujourd’hui, le 11/11/11 à 11 heures 11minutes et 11 secondes, Shi-zen tire sa révérence. Elle vous salue bien bas et n’oublie pas ce qu’elle vous doit.

 

Shi-zen, c’est terminé, mais ne soyons pas triste. Elle a instauré quelque chose, elle a montré que vous attendiez autre chose de la presse (féminine, mais pas que) et que cet autre chose était possible. Que vous attendiez autre chose de cette société qui court trop vite. Une vie courte mais intense, une étoile filante qui nous a réuni autour d’une utopie de plus en plus palpable.

 

La preuve en 12 numéros :
shi-zen 0 (le divin enfant)
shi-zen 1 (en avril, ne te découvre pas d’un fil)
shi-zen 2 (en mai, fais ce qu’il te plaît)
shi-zen 3 (rien ne se crée, tout se transforme)
shi-zen 4 (sea sex and sun)
shi-zen 5 (la rentrée c’est classe)
shi-zen 6 (*numéro spécial* de l’amour comme s’il en pleuvait)
shi-zen 7 (we had a dream…)
shi-zen 8 (le printemps, c’est maintenant !)
shi-zen 9 (je papillonne, tu papillonnes)
shi-zen 10 (la tentation de toutes les couleurs)
shi-zen 11 (les pieds sur terre, oui, mais la tête dans les étoiles)

 

On n’arrive pas à vous dire au revoir et pourtant il le faut bien. Alors pour s’aider, nous vous offrons un dernier petit cadeau. Un truc un peu con-con, comme ces trésors qu’on garde, ados, pour ne pas oublier ce qu’on croit être nos meilleures années. On vous a concocté, on vous dit que ça, un bingo « film de filles » ! Mais si, vous savez, les films guimauves avec des filles-très-filles-sexy-en-pyjama et des mecs-très-mecs-mais-avec-des-sentiments-quand-même. Oui on assume, on a le droit d’être nunuche, on vous dit au revoir merde. Et quasi sans pleurer.

 

Le jeu, ainsi que sa règle, à télécharger ici et .

 

Vous aussi, avouez, vous avez du mal à nous quitter :) Mais vous n’êtes pas obligés de le faire : l’équipe continue de s’investir dans des projets qui ont du sens. Retrouvez des bouts, épars de Shi-zen dans Oxfam et ses trailwalkers, Assoswane, les Acteurs de la Mode Éthique, Bien Beau ou Citazine, chez Quadrature et même un magazine à paraître en février 2012 sur l’aide au développement . Guettez-le dans les kiosques, il s’appellera Là-Bas (oui, certains de nous sont allés voir s’ils y étaient, et ils y sont)…

 

N’ayez pas peur de nous suivre sur les réseaux sociaux, on ne mord pas tou(te)s.
Les blogs et sites de chacun sont en liens sur la colonne de gauche « Ils écrivent dans Shi-zen », et via « Shi-zen on ze web », retrouvez-nous parmi les « followers » et « amis » de Shi-zen.

 

Et Merci, infiniment, d’avoir réalisé nos rêves.

Youppie, c’est le week-end (bientôt)

  • posté le Mercredi 14 septembre 2011 à 08h08
  • par Juliette

Haaaa déjà 3 jours. Il s’éloigne, le week-end, son demi soleil, sa douce paresse… Mais voyons le verre à moitié plein! Plus que 3 jours, et il arrive, le week-end, son demi soleil, ses occupations écolos et sympas… Suivez le guide.

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Festival Court Amateur d’Auch: participez avant le 20 juin

  • posté le Mardi 24 mai 2011 à 08h08
  • par Julie

Quand on parle de cinéaste amateur, on imagine tout de suite un passionné qui suit son petit vélo, caméra greffée à la main, prêt à transformer le baptême de la petite nièce ou l’anniversaire de Mamie en film d’art et d’essai, ou en intrigue criminelle. Le tout, après, c’est d’obtenir que toute la famille veuille bien jouer le jeu. Le cinéaste amateur passionné a toujours un réalisateur tyrannique qui sommeille en lui et ne demande qu’à diriger d’une main de fer sa troupe d’acteurs. Pardon, d’oncles et tantes.

 
Faites plaisir au cinéaste amateur de votre famille, parlez-lui du Festival du Court Amateur qui aura lieu le 24 septembre à Auch, dans le Gers. Le cinéaste amateur peut s’inscrire jusqu’au 20 juin. Précisez-lui bien qu’il aura besoin de ses deux mains pour s’enregistrer en ligne: il devra poser sa caméra.

 
Pourquoi Auch, pourquoi le Gers? Parce que le Gers, c’est bien. La preuve, ils ont des canards gras et du cinéma indépendant amateur. Et ils ont même une association junior baptisée Venderborg Prod’, née de l’imagination de lycéens débrouillards. Des lycéens cinéastes amateurs passionnés qui voulaient retrouver leurs semblables.
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Un concours JUSTE ENTRE NOUS

  • posté le Mardi 10 mai 2011 à 15h15
  • par Laetitia

J’ai assisté la semaine dernière à une projection presse du film « Juste entre nous » de Rajko Grlic, comme il m’a enthousiasmée, je ne résiste pas au plaisir de vous faire gagner 2 X 2 places pour vous permettre de le découvrir sur grand écran…

 

Deux frères tiraillés entre leurs désirs passagers et leurs amours au long court; des femmes fortes parfois légères, fragiles et fières à la fois, pas à une contradiction près, toujours passionnées: des femmes shizéniques en somme ! De l’adultère, des doutes, des mensonges à ne plus savoir qu’en faire, des interrogations, des exaltations bref, la vie telle qu’elle est: tout sauf manichéenne! Des images et des dialogues croquants voire carrément crus mais pourtant jamais vulgaires, on confondrait presque le chantant de la langue croate avec celui de l’espagnol tant ces vies parallèles et autres figures amoureuses évoquent les amours almodovariennes…



Dans la bande-annonce, la femme de Nikola s’assure qu’il a bien emporté trois choses dans sa valise pour Munich, lesquelles? Comme le nombre de places à gagner est limité, une petite question subsidiaire pour vous départager peut s’avérer nécessaire… Citez-moi donc également trois choses shizéniques que vous mettrez dans votre valise cet été!
Vous avez jusqu’à samedi minuit pour laisser vos réponses en commentaires…

 

Ces places sont valables dans 19 salles de Paris, Tours, Rouen, Brest, St Brieuc, Caen, Strasbourg, Nancy, Lyon, Clairmont Ferrand, Brives, La Rochelle, Tournefeuille, Marseille,
Montpellier.

 

A vous de jouer !

Sur la route des épices…

  • posté le Mardi 10 mai 2011 à 08h08
  • par Sabine

Le printemps est là, le potager offre ses légumes. Il est temps de s’amuser à cuisiner. Et pourquoi ne pas cuisiner exotique?

 

La fabuleuse cuisine de la route des épices

Rue du Monde, 54 pages, 23,50€

Suite à son succès en librairie, « La fabuleuse cuisine de la route des épices » est réédité.
Pour chaque album de sa collection « Cuisine, cuisines », Alain Serres, directeur de la maison d’édition, s’entoure d’un illustrateur différent. Ici la jeune Vanessa Hié (née en 1974, c’est jeune et si quelqu’un dit le contraire, je lui fais avaler un bon vrai piment) manie ses couleurs avec talent.
Il y est donc question de piment, de poivre, de safran, de cumin, de citronnelle et j’en passe…
Ce grand livre joliment illustré est également pratique et instructif:
- des recettes de cuisine du monde entier pouvant être réalisée par des enfants
- des conseils
- de courtes légendes

 

Ah, j’oubliais, cerise sur le gâteau: l’imprimeur est écologique !

 

L’éditeur:

 

Nées en 1996, les éditions Rue du monde poursuivent de manière surprenante et quasi-inespérée leur travail de fond, pour « titiller l’intelligence des enfants, leur esprit critique et leur sensibilité artistique ».
Tout a commencé fin 1996, lorsque Alain Serres, auteur d’une cinquantaine d’ouvrages jeunesse, décide de créer un maison d’édition indépendante. La naissance des éditions Rue du Monde part d’un constat: peu de maisons se permettait d’accueillir des projets audacieux et ambitieux. Pari osé, d’autant que les moyens financiers sont bien limités.

 

En trois semaines, le premier livre, Le grand livre des droits de l’enfant, dont le manuscrit était prêt, est imprimé. La veille du salon de Montreuil, les 250 premiers exemplaires parviennent jusqu’à Paris. Tout commence à cette date et les nombreux visiteurs se précipitent sur cette « nouvelle curiosité ». C’est un succès.

 

La courte histoire de Rue du Monde est émaillée également de prises de positions car cette maison d’édition est également un espace militant, qui entend agir, au-delà des livres.

MAP 11 Toulouse – Il est encore largement le temps…

  • posté le Lundi 9 mai 2011 à 08h08
  • par Julie

… d’aller faire un tour à MAP 11, le Festival de la Photographie de Toulouse.

Jusqu’au 31 mai, les photos envahissent Toulouse et s’affichent ici et là en plein air. Photographes reconnus, étudiants d’écoles de photographie, amateurs se côtoient sur les murs, dans les parcs, sur les grilles des monuments.

 

Entre plein d’expos alléchantes dont vous retrouverez le programme complet sur map-photo.fr, on se permet de vous recommander un coup d’œil à:
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Explorer les limites en noir et blanc

  • posté le Mardi 12 avril 2011 à 08h08
  • par Julie

© Klavdij Sluban _ Pologne 2005


Non, Klavdij Sluban n’est pas le dernier poète moldave à la mode que le tout-Paris s’arrache.
C’est un photographe slovène né à Paris qui, nez au vent et sac au dos, capture des instantanés au gré de ses pérégrinations.
Quand il n’est pas aux confins des grands espaces, il est au sein des prisons, où il anime des ateliers de photographie pour les adolescents incarcérés.

 

Pourquoi je vous en parle? Parce que jusqu’au 22 mai, on peut aller voir ses œuvres à l’Hôtel des Arts de Toulon!
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Festival Séries Mania – Saison 2

  • posté le Vendredi 8 avril 2011 à 08h08
  • par Laetitia

Si j’avais déjà repéré ce festival l’année dernière, je n’en avais que très peu profité car comment vous dire… Mon degré d’addiction aux séries TV était nettement moins sérieux qu’aujourd’hui!

 



Bande annonce festival Séries Mania saison 2 par forumdesimages

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Des cerises, du poison et des surfers

  • posté le Mardi 15 mars 2011 à 08h08
  • par Carol

Vous avez déjà acheté un taboulé tout fait au supermarché? Ou des pains au chocolats industriels pour le goûter des enfants, parce que la pâte feuilletée c’est bien sympa mais la boulangerie est fermée et on ne vit pas dans sa cuisine pour replier les feuilles toutes les 12 minutes?
Avez-vous l’impression qu’en commençant ce billet j’ai envie de mobiliser autour de moi d’autres filles et mères indignes qui ne préparent pas leur compote maison et ne font pas un gâteau par semaine à leurs enfants?
Eh bien votre impression est totalement infondée. Il n’en reste pas moins que moi, toute éhontée que je suis, il m’est arrivé d’acheter des grossièretés pareilles. Je parle de grossièretés? Marie-Dominique Robin parle quant à elle carrément de poison.

 

Mais si, vous en avez certainement déjà entendu parler. Il faut bien dire que la communication a été très bien menée autour de « Notre poison quotidien », documentaire et livre de Marie-Monique Robin, respectivement sur Arte ce soir à 20h40 et en librairie aujourd’hui. D’ailleurs moi-même, je vous en parle aujourd’hui.
C’est que le mail que nous avons reçu il y a quelques semaines, en forme de teaser, était assez… alléchant, si j’ose dire et je pense qu’effectivement je vais passer à table et regarder ce documentaire.

 

Dans ce mail, la journaliste explique comment, alors qu’elle travaillait sur le passé et le présent peu glorieux de Monsanto, elle a voulu creuser le sujet des 100 000 molécules chimiques, qui ont envahi notre environnement depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Elle a également voulu en savoir plus sur le lien éventuel entre l’exposition à ces produits chimiques et « l’épidémie de maladies chroniques évitables que l’organisation mondiale de la santé (OMS) constate essentiellement dans les pays dits développés ».
En faisant le tour de la presse spécialisée, des rapports, des études scientifiques, en rencontrant des experts (toxicologues, biologistes, représentants des agences de réglementation), en consultant les archives de l’OMS, Marie-Monique Robin a pris conscience de ce que nous mangeons, et a décidé de le partager avec nous.

 

A commencer par la recette de la tarte à la cerise, version rayon de supermarché (pas celle que votre grand-mère fait avec les cerises du voisin), fournie dans le mail:

Voici, d’après Claude Bourguignon, ancien ingénieur agronome à l’INRA, et co-fondateur du Laboratoire d’analyse microbiologique des sols, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine agro-alimentaire.

 

Histoire de la pâte:
- Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis.
- Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et 1 dose importante d’engrais: 240 kg d’azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l’hectare, tout de même!
- Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl.
- Pour la mouture,La farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase.

 

Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l’hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

 

Histoire de la crème:
- La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des œufs, du lait, et même de l’huile.
- Les œufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :
- antioxydants (E300 à E311),
- arômes,
- émulsifiants: alginate de calcium,- conservateurs : acide formique,
- colorants: capsanthéine,- agents liants: lignosulfate
- et enfin des appétants: glutamate de sodium, pour qu’elles puissent avaler tout ça.
Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

 

- Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques:
- antibiotiques: flavophospholipol(F712) ou monensin-sodium (F714)
- antioxydants: ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),
- émulsifiants: alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),
- conservateurs: acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284),
- composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),
- agents liants: stéarate de sodium,
- colorants: F131 ou F142
- et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium.

 

- Les huiles, quant à elles, ont été:
- extraites par des solvants comme l’acétone,
- puis raffinées par action de l’acide sulfurique,
- puis lavage à chaud,
- neutralisées à la lessive de soude,
- décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium
- et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
- Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

 

La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400)

 

Histoire des cerises
Les cerisiers, ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.
Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine.
Elles sont plongées dans la saumure contenant du sulfate d’aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme le blé, ont reçu leur dose d’engrais et de pesticides.
Le sucre extrait par décantation à la chaux et à l’anhydride sulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

 

Alors, je me doute qu’elle nous présente là la pire version, et je me demande si il n’y a pas parfois sous ces mots qui impressionnent des choses pas si effrayantes (je rappelle que chlorure de sodium par exemple, c’est juste du sel, pas la même d’aller chercher un masque à gaz quand vous le croisez sur une étiquette) mais, franchement, mieux vaut s’allonger sur une plage californienne à regarder des jeunes surfers s’ébrouer dans l’eau (au hasard).

LE livre de quand j’étais petite

  • posté le Lundi 14 mars 2011 à 08h08
  • par Flo

Des souris dans le métro. Des illustrations dans les tons gris, qui auraient pu s’étendre à l’infini, comme les rails du métro. Un décor familier et inconnu à la fois, et absolument merveilleux. Mais pas de titre, pas d’histoire. C’était tout ce qu’il me restait comme indices -des bribes de souvenirs embrumés- pour retrouver ce livre, que ma maman me lisait quand j’étais petite.

Des livres, j’en avais plein quand j’étais gamine (j’en ai toujours plein, pour moi une maison sans livres, et oui je mets le « s » même si c’est pas correct, c’est pas une vraie maison. Entrer dans une librairie et en ressortir avec moins de 5 bouquins relève de l’exploit pour moi. D’ailleurs, je rêve d’avoir un jour une vraie bibliothèque, vous savez comme dans les films anglais, avec des fauteuils club, des livres jusqu’au plafond, et une échelle qui fait le tour pour aller aux plus hauts rayonnages). Bref.

 

Sauf que mes autres livres d’enfance que j’aimais, je les ai encore, chez mes parents, chez mes grands-parents… Mais celui-là, impossible de mettre la main dessus. Alors régulièrement, j’entrais dans une librairie pour enfant, et je fouillais au hasard. Je demandais, avec mes maigres informations, dans l’espoir d’un miracle. On me proposait généralement Iwamura, très bon auteur-illustrateur, mais non, ce n’était pas lui, pas du tout le même style.

 

Et puis un jour, je ne sais plus trop pourquoi, j’en parle à ma maman. Qui se rappelle que je lui en ai déjà parlé. Et comme c’est une maman, elle cherche à faire plaisir à sa fille. Et c’est là que le miracle se produit. En quelques clics, alors que j’ai déjà fait des centaines de recherches, elle retrouve « mon » livre!

Le voilà, c’est lui!!! « Minie Malakoff, la souris du métro » (Irène Schwartz et Michel Gay, à l’école des loisirs)
Depuis, je l’ai lu, relu, caressé, admiré, couvé du regard, toujours un peu étonné de le trouver là, tout simplement sur ma table basse.

 

Et vous, c’est quoi « votre » livre de quand vous étiez petite? (Ou petit, note, les garçons aussi savent lire, il parait, et mon amie Juliette aurait même des preuves).

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