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Forward the Revolution – Stahlratte et Panamá, épisode 15

  • posté le Lundi 7 février 2011 à 08h08
  • par Flo

Les aventuriers de Forward the revolution reprennent la route… via la mer!

 

Stahlratte… étrange comme nom, non? Un nom bizarre, le genre de nom qui ne peut qu’annoncer quelque chose de très spécial… C’est le nom d’un bateau, un des plus incroyables que nous ayons vu.

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Forward the Revolution – Colombie, épisode 14

  • posté le Mardi 1 février 2011 à 08h08
  • par Flo

Voilà un petit moment déjà que je vous dois la suite des aventures de Forward the Revolution, ces 3 garçons partis d’Europe pour arriver au Mexique… sans dépenser un sou!
Dans le dernier billet, nous nous trouvions en Colombie…

 

A Santa Marta, nous peinons à trouver un toit, les pompiers, la croix rouge et la police nous refusent… Nous terminons dans un centre commercial où l’employé nous réveille à 5 heures du matin. Nous pouvons donc profiter du lever de soleil en observant, amusés, tous ces gens qui courent de bon matin pour rester en forme.
Nous recyclons quelques fruits et nous parvenons à faire du stop jusqu’à Taganga, un village caché dans une crique magnifique qui borde une eau merveilleuse. Nous rencontrons des jeunes intéressés et intéressants qui partagent avec nous leurs maisons et leur nourriture.
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Forward the Revolution _ Colombie, épisode 13

  • posté le Mercredi 8 décembre 2010 à 15h15
  • par Flo

Nous avions laissé nos voyageurs de Forward the revolution au bord d’une route en Colombie, où ils ont du mal à arrêter une voiture pour continuer leur aventure…

En Colombie, la situation est plutôt tendue. Petit point subjectif et incomplet: Juan Manuel Santos, un président élu de droite a pris les rennes du pouvoir après Àlvaro Uribe, l’ancien président qui était resté au pouvoir durant 8 ans pendant lesquels il a fait de grandes avancées contre la guerrilla. Uribe et Santos sont effectivement très impliqués dans la lutte contre la guerrilla et les cartels de drogues…
Cependant, nous rencontrons un jeune étudiant engagé qui nous conte une histoire quelque peu différente. Le gouvernement avait créé les groupes paramilitaires, sorte de mercenaires qui se sont déployés dans la jungle. Aujourd’hui, le nombre de guerrilleros a fortement diminué, de 50 000 à 8 000 personnes selon certaines sources. Ceci est peut-être vrai, cependant, nous apprenons aussi que les groupes paramilitaires n’ont fait que les remplacer. Ce sont eux aujourd’hui qui, au coté des riches terratenientes s’occupent de protéger les commerces de cocaïne.
La situation est donc devenue encore plus compliquée avec un duel à trois entre la police, la guerrilla et les paramilitaires… Et tous luttent pour une seule et même chose: l’argent…
L’argent qui vient principalement des États-Unis et d’Europe, l’argent des consommateurs qui oublient parfois que la poudre blanche dont 80% vient de Colombie est souvent teintée de sang…
L’actuel président aurait aussi été impliqué dans plusieurs scandales… Pour s’assurer que la police fasse bien son boulot, lorsqu’il était alors ministre de la défense, il a mis en place une prime qui récompenserait les agents selon le nombre de guerrilleros tués. Le résultat fut 25 000 morts, dont des innocents, sans-abris ou paysans abandonnés en plein champagne qui furent fusillés puis habillés comme des combattants pour les compter comme des guerrilleros. L’histoire a fait beaucoup de bruit… Mais la famille Santos contrôle environ 30% des médias et il fut élu président quelques mois plus tard. Le gouvernement présente ses failles.

En Colombie, tout le monde critique le fou d’à coté, Chavez et sa fausse révolution… Pourtant un coup d’oeil rapide nous montre que si l’économie est certes en meilleur état, l’inégalité croit à un rythme effrayant. Cartagena est un bon exemple, la vielle ville, la partie coloniale est très jolie, bien conservée avec des boutiques de première classe et des restaurants de luxe… De l’autre coté des murailles, 70% de la population vit dans des conditions d’extrème pauvreté. Une économie à deux vitesse qui mine le pays tout entier et creuse chaque jour un fossé plus grand entre les plus riches et les plus pauvres…

 

Nous arrivons finalement à Barranquilla avec un bus grâce à la police qui l’a arrêté pour nous. Nous attendions depuis plusieurs heures sans résultat. Nous découvrons un monde de drogues et prostitutions dans la banlieue…personne ne veut nous héberger et nous errons désespérés jusqu’à ce qu’un type un peu fou s’approche de nous et nous invite à dormir chez lui… Il est étrange et semble honnête malgré ses yeux rouges… Il nous emmène dans son humble maison et au lendemain partage son petit-déjeuner avec nous. C’est parfois dans les endroits les plus obscurs que l’on trouve les lumières les plus brillantes. Après cette étrange rencontre nous longeons la route pleine de déchets jusqu’au prochain contrôle de police. Ils nous arrangent un taxi qui nous dépose au milieu de nulle part. Nous patientons plusieurs heures sous un soleil de plomb jusqu’à ce qu’un mini van de la police s’arrête et nous dépose au prochain village. Là, la police de nouveau nous aide pour que nous puissions monter dans un bus pour arriver à Santa Marta… C’est la première fois que nous rencontrons autant de difficultés pour voyager!

Forward the Revolution – Colombie, épisode 12

  • posté le Vendredi 26 novembre 2010 à 08h08
  • par Flo

2 garçons, une fille… Non il ne s’agit pas de nos woofeurs de la semaine dernière mais de la suite des aventures des voyageurs de Forward the Revolution, qui entrent en Colombie…

 

Nous rentrons en Colombie par la route la moins parcourue, grâce aux guajiros, les habitants du Guajira, une région coincée entre le Vénézuela et la Colombie. Les Wayuu étaient présents dans cette région bien avant l’arrivée des espagnols et bénéficient donc d’un statut spécial. Ils ont les deux nationalités et semblent vivre sous des lois différentes… Ils sont redoutés par la population et la police préfère ne pas se mêler de leurs affaires.

Alors que nous voyageons à l’arrière d’un camion avec une douzaine de personnes qui carburent au whisky, nous apprenons que lorsqu’il y a un problème entre les guajiros, ils s’en occupent eux-mêmes… Et ça en se termine pas bien, en général! Ils nous assurent cependant qu’en étant avec eux, on ne risque rien!

Nos premiers pas en Colombie nous emmènent a Maicao, la principale ville de Guajira. Elle est connue pour son taux assez extraordinaire d’échanges illégaux, dans tous les domaines. Et bien sur, l’essence, qui est 50 fois plus chère qu’au Vénézuela… Les Wayuus s’occupent du transport, puisqu’ils sont hors-la-loi, de toute façon!

 

Le destin, si l’on peut dire, voulait apparemment que nous passions par Maicao: la première nuit, nous rencontrons un journaliste qui nous inclut dans son programme matinal à la télévision locale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous réveillons à 6h pour répondre aux questions de Alejandro et Aristides. L’un des deux est prof dans une université technique et il insiste pour que nous venions faire une conférence. Quelques heures plus tard, nous sommes donc en face d’une centaine d’étudiants impatients d’écouter nos histoires. Nous parlons plusieurs heures au sujet du voyage, de notre philosophie de vie et de comment nous pouvons tous agir pour sauver notre planète. L’échange est riche, des dizaines de questions et nous les laissons le cœur rempli d’énergies nouvelles!

Nous passons ensuite un cours instant dans une autre émission télévisé Descargate, un programme pour jeunes et nous reprenons la route en direction de la côte. Arrivés à Riohacha, nous parlons avec la presse et la télévision de nouveau, ces quelques jours se transforment en un véritable parcours médiatique.

 

Nous nous baignons dans les eaux obscures de la baie et nous essayons de faire du stop… La différence est frappante avec le Vénézuela. Sans comprendre pourquoi, l’auto-stop devient un véritable odyssée et nous ne parvenons pas à quitter la ville. Nous sommes recueillis par les soeurs capucines qui nous dorlotent et nous bénissent chaleureusement en priant Saint François d’Assises de nous venir en aide…L’appel fut entendu, la police s’occupe de nous et nous arrange un voyage.
Il y a des contrôles de police partout, à la fin de chaque ville…La route n’est sure que depuis les cinq dernières années, beaucoup de conflits perturbent les forets alentours. Tout à l’air pacifique en surface mais nous comprenons très vite que les routes ne sont pas si calmes…Ceci constitue sûrement la raison principale qui dissuade les automobilistes de s’arrêter pour nous.

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