Alors. Bon. Soit. C’est la journée des femmes.
Des. Pas “de la”. Parce qu’il n’y a pas la femme. Comme “la femme est émotive et sensible”. Donc “les femmes”, j’y tiens.
Je m’apprêtais donc à rédiger un billet, où je m’en allais dire du mal de cette journée, unique, inutile, qui, au final, sert la bonne conscience nationale: les hommes se sentent légitimés de penser aux femmes, qui, de leur côté, se sentent, le temps d’une journée, une seule journée, l’égal de l’homme. Une journée qui permet au Premier ministre de déjeuner avec les quelques ministres femmes qui se battent pour faire semblant d’exister (quel honneur, un dej à Matignon) et à votre homme de vous offrir un bouquet de fleur parce que c’est pas tous les jours dimanche.
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