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Une shi-zen girl sur la croisette…

  • posté le Samedi 29 mai 2010 à 08h08
  • par Laetitia

 

 

 

Voilà, Cannes, c’est fini mais j’espère bien prolonger la magie en vous racontant mon dernier week-end… festivalier! C’est en effet, la deuxième année que j’ai la chance d’assister aux derniers jours du célébrissime Festival de Cannes. Au programme, 3 journées endiablées avec: 1 nombre indéterminé de marches, 4 ou 5 calissons, des flashs, 2 siestes au soleil, des pains bagnats, mes plus jolies robes… et un record de 7 films visionnés!

 

 

 

Jour 1 – Vendredi 21 mai

 

Mon train de nuit me dépose au petit matin, Cannes est ensoleillé: tant mieux, je dégaine mes lunettes de soleil pour y abriter mes yeux cernés! Un petit déjeuner, un mini dodo ensablé et hop me voilà prête à démarrer…

 

12h00: Oncle Boonmee celui qui se souvient de ses vies antérieures de Apichatpong Weerasethakul

 

 

J’ai beau aimer le contemplatif asiatique, cet oncle Boonmee ne m’a pas beaucoup intéressée… Soporifiquement étrange, assez peu esthétique selon moi, ridiculement symbolique: des hommes-singes aux diodes rouges oculaires, un poisson-chat forniqueur de princesse, d’insipides fantômes familiaux… Où sont donc planquées la poésie et l’inventivité? Les gens ont quitté la salle tout au long du film mais une salve d’applaudissements s’est pourtant fait entendre en fin de projection… J’étais étonnée mais très très loin d’imaginer

 

 

 

19h00: Hors la loi de Rachid Bouchareb
Montée des marches un peu spéciale avec service de sécurité et flics sur le toit du Majestic! Une polémique qui n’avait pas lieu d’être; un film réussi, oui mais pas ébouriffant, nan. Je crois néanmoins l’avoir davantage aimé qu’Indigènes et les gros plans sur l’équipe émue en fin de projection m’ont tout de même collé le frisson! Parce que c’est aussi ça, Cannes pour moi: ressentir le mouvement de la salle, l’accueil réservé au film lors de sa toute première présentation et assister en direct aux réactions des équipes. (A noter, contrairement à l’année passée, je n’ai entendu aucun sifflet –ou pire- uniquement des applaudissements nourris ou polis dans le pire des cas!)

 

22h00: Hahaha de Hong Sangsoo

 

 

Vite vite vite, direction la salle Debussy! Tiens, les marches bleues sont devenues rouges… Je n’ai vu qu’un film de la sélection «Un certain regard» et il a décroché le prix, j’en suis ra-vie. La narration est originale, le ton amusant, les acteurs épatants: j’ai passé un excellent moment!

 

 

 

 

Jour 2 – Samedi 22 mai

 

12h00: Un Garçon fragile – Le Projet Frankenstein de Kornél Mundruczó

 

 

Ici, le réalisateur est acteur et tient le rôle… du réalisateur! Le cinéma dans le cinéma, qu’est ce que j’aime ça… Le rythme est lent, très lent mais je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Le garçon fragile (un Vincent Rottiers version hongroise) m’a hypnotisée de ses silences.

 

 

 

15h00: Route Irish de Ken Loach
Je voulais voir les courts-métrages mais pas possible alors qu’à cela ne tienne… Un petit Ken Loach pour patienter jusqu’à la montée des marches en soirée, ça ne se refuse pas. Petit, je crois que c’est le mot. Pas mauvais mais vraiment rien de nouveau à l’horizon.

 

19h00: L’Exode – Soleil trompeur 2 de Nikita Mikhalkov
Une douche rapide et me voilà de retour sur le tapis rouge, c’est qu’on y prend goût dites-donc! Là non plus, pas de surprise et 2h30, c’est un peu long mais… cela reste captivant comparé à mon expérience Apichatponguienne de la veille!

 

Jour 3 – Dimanche 23 mai

 

19h00: Cérémonie de clôture
Si merveilleux soit-il, mon bienfaiteur n’obtient pas ce soir-là, le sésame nécessaire à cette ultime montée des marches. Qu’importe! Je regagne ma chambre et assiste en direct à la cérémonie sur mon petit écran. Plusieurs films primés font partie de mes priorités des mois à venir: Tournée, Copie conforme et Poetry. Des hommes et des dieux, peut-être même si le sujet ne m’attire pas énormément… Et Biutiful pour le primé et tout aussi séduisant Javier Barden. Quant à la Palme: je n’en reviens toujours pas! Comment ce film a-t-il pu séduire le jury burtonesque? Le mystère reste entier…

 

23h00: L’arbre de Julie Bertuccelli

L’année dernière, j’étais restée sur un goût d’inachevé avec le pâlichon Coco Chanel et Igor Stravinsky mais cette fois-ci, je suis enchantée que mon aventure cannoise se termine en compagnie de cet arbre mystérieux… J’ai tout aimé: les images, l’histoire, l’interprétation de Charlotte et des enfants. Il était tard et pourtant, mes paupières n’ont jamais baissé le rideau! Un film carrément shizénique que je suis bien décidée à revoir dès sa sortie en salle…

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