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La presse, la pub et une journée de plus

  • posté le Mercredi 6 avril 2011 à 08h08
  • par Flo

Je ne serais certes pas la première à parler de l’indépendance de la presse, et du mélange des genres entre magazines féminins et publicité. Mais là, c’était trop gros pour que je n’en remette pas une couche.

 

Il y a un peu moins d’un mois, je tombe sur cette info:

Cette année la Journée de la Presse Magazine organisée par le Syndicat de la Presse Magazine et SPM Marketing&Publicité se tiendra le 6 avril prochain aux salons Hoche. Lors de cette journée la Remise du 26e Grand Prix de la publicité presse magazine aura lieu.

Au programme de cette journée de conférences:
9h00 – 10h30: « Quelle dynamique de développement pour les marques de presse magazine ? Quelle évolution des business models? »
11h00 – 12h30: « Comment les annonceurs utilisent-ils les marques medias? »
15h00 – 16h30: « Les acheteurs de presse: Comment achètent ils la presse? qui sont-ils? »
16h30 – 18h00: « Les plateformes PrintDigital: Enjeux et mesures »
15h00 – 19h00: Ateliers du SPM sur des problématiques « métiers » (Un atelier consacré au biz-dev: comment diversifier les revenus, quelles conditions de succès, quelle cohérence avec la marque?

 

Donc, si je résume, pour une journée consacrée à la presse magazine, le clou des opérations c’est la remise d’un prix à une campagne de pub, et il ne sera question que des aspects économiques, sans parler de la façon dont « les annonceurs utilisent les marques médias »…

 

Autant vous dire que quand je lis ça, je suis à deux doigts de porter plainte pour tentative de meurtre par suffocation devant mon écran.
Que la pub soient indispensable à la survie de la plupart des titres de presse, je ne le nie pas, c’est également le cas de Shi-zen. A ma connaissance, très peu de journaux ont trouvé un autre business model.
Parler d’argent quand on parle de presse n’est pas choquant. Parler de pub non plus. Mais appeler « journée de la presse magazine » une série de conférence et de pince-fesses consacrée à la pub, là ça pose les choses sous un autre angle.
Je ne vais pas répéter le discours de Carol pour nos 1 an, mais en tant que journaliste, aussi bien qu’en tant que lectrice, ce mélange des genres m’est insupportable.
Le pire c’est qu’il aussi pour la plupart des journalistes qui y sont confrontés. Mais, pour paraphraser un célèbre slogan légèrement idéaliste, une autre presse est possible!

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