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Forward the Revolution – Honduras, épisode 22

  • posté le Mardi 14 juin 2011 à 08h08
  • par Flo

Voilà déjà plusieurs mois que les aventuriers de Forward the Revolution ont atteint leur objectif, mais nous continuons ici de vous faire lire leurs aventures.
Après le Nicaragua, les voilà au Honduras…

 

Le voyage touche à sa fin. Nous sommes sur le point de traverser le Honduras, de là, c’est moins de 1000 kilomètres qu’il nous reste à parcourir jusqu’à Cancùn. Une bagatelle après 24 000 kilomètres en stop… La route est notre foyer, l’incertitude notre routine, difficile de s’imaginer dormir chaque nuit sous le même toit, ne plus chercher sa nourriture. Les filles sont impatientes de retrouver le confort, elles sont un peu fatiguées et c’est compréhensible. Dans quelques semaines, le sommet sur le changement climatique commencera (NDLR: La joyeuse troupe de Forward the Revolution est arrivée au Mexique en décembre)… Nous ne voulons pas courir mais il faut se dépêcher un petit peu. Ce serait bête de manquer ça! Nous sommes curieux à l’idée de se présenter là-bas après presque un an de voyage et voir comment nous pouvons stimuler le changement.
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Forward the Revolution – Nicaragua, épisode 21

  • posté le Vendredi 6 mai 2011 à 08h08
  • par Flo

Suite des aventures nicaraguayennes de Forward the Revolution

 

Nous partons de l’île le cœur lourd, changé. Nous faisons du pouce directement jusqu’à Granada, une jolie ville coloniale situé au bord du lac. Là-bas, nous parcourons les rues sombres de la ville pour rejoindre Quiso, une LNU qui vit dans Huam, sorte de titi en plein milieu de la ville, cachée derrière une immense palissade de bambou dans un quartier populaire.

Le but étant de donner la chance aux gens de comprendre leur mode de vie, le lieu est ouvert aux écoles. C’est impressionnant, sur ce petit terrain d’à peine 60 mètres carrés, ils ont reconstitué la vie en pleine jungle, on se croirait dans un musée. Quiso y vit, tranquille, dans son monde où tout est naturel, pas de plastique, permaculture, recyclage, herbes comestibles… Elle nous parle un peu plus des LNU, cela fait presque 30 ans qu’ils se sont reconstitués, chacun peu choisir d’être LNU quand il le veut. En effet, dans leur propre langue, LNU ne veut rien dire d’autre qu’être humain! Cette communauté est décidément intéressante, ils sont très flexibles, ouverts contrairement à beaucoup. Leur culture est très complexe avec une organisation sociale très distincte de la nôtre, une harmonie entre les êtres plus complète. Nous invitons quiconque est intéressé à leur rendre visite!

Nous laissons Quiso dans son repère magique et nous repartons pour la réalité de notre monde. Nous luttons pour trouver quelques légumes dans la ville trop touristique… Les patrons ne sont pas là et il est difficile de recycler! Nous marchons jusqu’à la sortie de la ville et nous rencontrons un jeune policier en civil qui accepte de nous emmener en direction du Honduras… Nous ne nous arrêterons pas à Managua, après cette expérience forte nous ne nous sentons pas de passer par les grandes villes! Fernando est adorable et nous invite à dormir chez ses beaux-parents qui nous offrent à manger. Le lendemain, nous avons l’opportunité de l’accompagner alors qu’il emmène sa copine dans une maquila où elle travaille. Les maquila sont les entreprises qui fournissent les grandes marques en produisant les produits à bas prix. La zone où nous allons est une zone détaxée, Levis, Wranglers et d’autres marques en profitent pour installer leurs maquilas. Le gouvernement est content car c’est une opportunité pour donner des emplois à ses citoyens…

Malheureusement les conséquences réelles ne sont pas favorables aux Nicaraguayens. En effet, ils travaillent toute la journée dans des conditions très mauvaises, pas de législation propre, pas d’assurance. Les compagnies profitent du chômage élevé pour exploiter les travailleurs. Un bon marché pour Levis qui achètent ses jeans à 2,5 dollars pour ensuite les revendre à 60 dollars dans les boutiques. Nous voyons les milliers de travailleurs qui débarquent des autobus surchargés à 6 heures du matin… une ambiance triste, lourde, ils marchent touts comme des robots, sans penser, sans sourire, Le monde d’aujourd’hui est encore un monde d’esclavage, si nous continuons à consommer comme nous le faisons les habitants du tire monde ne trouverons jamais la paix et le temps de profiter pleinement de leurs vies. Le Capitalisme est un autre nom pour esclavage, un esclavage déguisé où les travailleurs, inconscients, se mettent volontairement les chaînes.

 

Le gouvernement supportent les maquilas utilisant l’excuse que ça permet de fournir des emplois aux citoyens. Daniel Ortega, se proclame comme un socialiste et si quelques unes de ses réformes sont en effet sociales, le reste ne nous semble que propagande. La société reste injuste avec des très riches qui contrôlent tout et la majorité qui vit dans la misère. Les conséquences écologiques sont claires, le choc est d’autant plus fort que nous nous étions habitués à la propreté relative du Costa Rica. Ici, les rues sont couvertes de déchets, les bords de routes aussi… Du plastique tout autour de nous qui attend patiemment de glisser vers l’océan à moins qu’il ne soit brûlé avant. Alors que nous quittons la ville, je surprend un père jeter un sac poubelle plein de l’autre côté de la rue, dans un taillis là où on ne le voit pas. son fils lui tient la main. Un bien triste exemple qui confirme que l’éducation prime avant tout. Fernando nous laisse après nous avoir offert quelques fruits. Les filles se mettent sur le bord de la route et sans peine nous repartons vite en direction du Honduras.

Tout au long de notre voyage, nous constatons les dégâts du changement climatique. Il n’a jamais autant plu que cette année, les champs sont inondés, comme cette culture de cocotier presque complètement immergée. Le pays est secoué par une crise alimentaire qui concerne les frivoles et le riz… Trop de pluie, 80% des récoltes ont été noyées.
Nous passons une dernière nuit avec les pompiers, toujours aussi aimable et nous profitons de la gentillesse des habitants du Nicaragua qui sont tous adorables. Un petit vieux nous invite à cueillir un peu de sa canne à sucre, l’ambiance est paisible dans ce petit village, les touristes ne vont pas jusque-là normalement. Notre expérience au Nicaragua fut courte mais nous nous promettons de revenir un jour.

Forward the Revolution – Nicaragua, épisode 20

  • posté le Mardi 19 avril 2011 à 08h08
  • par Flo

Nos aventuriers de Forward the revolution sont rentrés en France, mais il nous reste encore plusieurs épisodes de leur odyssée à savourer… Au dernier billet, nous les avions laissés à la frontière du Nicaragua…


Le Nicaragua nous accueille de la meilleure des manières… Le stop fonctionne parfaitement, encore plus facile qu’au Costa Rica venant principalement du fait qu’ici les lois sont moins strictes et que l’on peut monter à l’arrière des pick-up. Le Nicaragua est considéré comme un état plus pauvre… moins strict… plus humain! Le soleil est aussi au rendez-vous, nous sommes définitivement sorti de la saison des pluies.
Sans attendre, nous arrivons à Rivas, le port où le ferry joint l’île d’Ometepe, un petit bout de terre fascinant au milieu d’un des plus grands lacs d’eau douce d’Amérique Latine. Cette île est dominée par deux volcans magnifiques dont l’un fume pacifiquement.

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Forward the Revolution – Costa Rica, épisode 19

  • posté le Vendredi 25 mars 2011 à 08h08
  • par Flo

Il est temps de retrouver nos aventuriers de Forward the Revolution. Souvenez-vous, dans le dernier billet, ils étaient au Costa Rica

Après avoir « recyclé » un merveilleux petit déjeuner nous sommes emmenés sans difficultés grâce à nos deux championnes de l’auto-stop jusqu’à San José. Un camionneur un peu fou qui travaille 7 jours sur 7 nous dépose près du centre. Nous nous baladons dans la ville quelques heures avant de retrouver nos amis de couchsurfing qui vont nous héberger pour quelques jours. Rien de tel que le couchsurfing dans ces moments pour rencontrer des gens ouverts et se reposer. San José est intéressant, différent des autres capitales latines… Le Costa Rica est de fait assez différent, moins de corruption, une classe moyenne importante, une conscience écologique élevée…
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Forward the Revolution – Pura Vida in Costa Rica, épisode 18

  • posté le Lundi 7 mars 2011 à 08h08
  • par Flo

Après le Panamà, la petite troupe de Forward the Revolution arrive au Costa Rica!

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Forward the revolution – Panamà, épisode 17

  • posté le Vendredi 25 février 2011 à 08h08
  • par Flo

Forward the Revolution – Stahlratte et Panamá, épisode 16

  • posté le Vendredi 11 février 2011 à 08h08
  • par Flo

Forward the revolution vogue vers le Panama… Adieu Amérique du Sud, bienvenue Amérique centrale

 

Nous sommes de nouveau sur l’eau, le « rat d’acier » traverse les eaux sous un grand soleil. L’atmosphère est super à bord, nous nettoyons, cuisinons, rions, parlons, échangeons et 40 heures plus tard nous arrivons dans le paradis des îles de San Blas, un archipel de 360 îles habitées par les Kunas, des indiens qui vivent selon leurs propres lois.

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Forward the Revolution – Stahlratte et Panamá, épisode 15

  • posté le Lundi 7 février 2011 à 08h08
  • par Flo

Les aventuriers de Forward the revolution reprennent la route… via la mer!

 

Stahlratte… étrange comme nom, non? Un nom bizarre, le genre de nom qui ne peut qu’annoncer quelque chose de très spécial… C’est le nom d’un bateau, un des plus incroyables que nous ayons vu.

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Forward the Revolution – Colombie, épisode 14

  • posté le Mardi 1 février 2011 à 08h08
  • par Flo

Voilà un petit moment déjà que je vous dois la suite des aventures de Forward the Revolution, ces 3 garçons partis d’Europe pour arriver au Mexique… sans dépenser un sou!
Dans le dernier billet, nous nous trouvions en Colombie…

 

A Santa Marta, nous peinons à trouver un toit, les pompiers, la croix rouge et la police nous refusent… Nous terminons dans un centre commercial où l’employé nous réveille à 5 heures du matin. Nous pouvons donc profiter du lever de soleil en observant, amusés, tous ces gens qui courent de bon matin pour rester en forme.
Nous recyclons quelques fruits et nous parvenons à faire du stop jusqu’à Taganga, un village caché dans une crique magnifique qui borde une eau merveilleuse. Nous rencontrons des jeunes intéressés et intéressants qui partagent avec nous leurs maisons et leur nourriture.
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Forward the Revolution _ Colombie, épisode 13

  • posté le Mercredi 8 décembre 2010 à 15h15
  • par Flo

Nous avions laissé nos voyageurs de Forward the revolution au bord d’une route en Colombie, où ils ont du mal à arrêter une voiture pour continuer leur aventure…

En Colombie, la situation est plutôt tendue. Petit point subjectif et incomplet: Juan Manuel Santos, un président élu de droite a pris les rennes du pouvoir après Àlvaro Uribe, l’ancien président qui était resté au pouvoir durant 8 ans pendant lesquels il a fait de grandes avancées contre la guerrilla. Uribe et Santos sont effectivement très impliqués dans la lutte contre la guerrilla et les cartels de drogues…
Cependant, nous rencontrons un jeune étudiant engagé qui nous conte une histoire quelque peu différente. Le gouvernement avait créé les groupes paramilitaires, sorte de mercenaires qui se sont déployés dans la jungle. Aujourd’hui, le nombre de guerrilleros a fortement diminué, de 50 000 à 8 000 personnes selon certaines sources. Ceci est peut-être vrai, cependant, nous apprenons aussi que les groupes paramilitaires n’ont fait que les remplacer. Ce sont eux aujourd’hui qui, au coté des riches terratenientes s’occupent de protéger les commerces de cocaïne.
La situation est donc devenue encore plus compliquée avec un duel à trois entre la police, la guerrilla et les paramilitaires… Et tous luttent pour une seule et même chose: l’argent…
L’argent qui vient principalement des États-Unis et d’Europe, l’argent des consommateurs qui oublient parfois que la poudre blanche dont 80% vient de Colombie est souvent teintée de sang…
L’actuel président aurait aussi été impliqué dans plusieurs scandales… Pour s’assurer que la police fasse bien son boulot, lorsqu’il était alors ministre de la défense, il a mis en place une prime qui récompenserait les agents selon le nombre de guerrilleros tués. Le résultat fut 25 000 morts, dont des innocents, sans-abris ou paysans abandonnés en plein champagne qui furent fusillés puis habillés comme des combattants pour les compter comme des guerrilleros. L’histoire a fait beaucoup de bruit… Mais la famille Santos contrôle environ 30% des médias et il fut élu président quelques mois plus tard. Le gouvernement présente ses failles.

En Colombie, tout le monde critique le fou d’à coté, Chavez et sa fausse révolution… Pourtant un coup d’oeil rapide nous montre que si l’économie est certes en meilleur état, l’inégalité croit à un rythme effrayant. Cartagena est un bon exemple, la vielle ville, la partie coloniale est très jolie, bien conservée avec des boutiques de première classe et des restaurants de luxe… De l’autre coté des murailles, 70% de la population vit dans des conditions d’extrème pauvreté. Une économie à deux vitesse qui mine le pays tout entier et creuse chaque jour un fossé plus grand entre les plus riches et les plus pauvres…

 

Nous arrivons finalement à Barranquilla avec un bus grâce à la police qui l’a arrêté pour nous. Nous attendions depuis plusieurs heures sans résultat. Nous découvrons un monde de drogues et prostitutions dans la banlieue…personne ne veut nous héberger et nous errons désespérés jusqu’à ce qu’un type un peu fou s’approche de nous et nous invite à dormir chez lui… Il est étrange et semble honnête malgré ses yeux rouges… Il nous emmène dans son humble maison et au lendemain partage son petit-déjeuner avec nous. C’est parfois dans les endroits les plus obscurs que l’on trouve les lumières les plus brillantes. Après cette étrange rencontre nous longeons la route pleine de déchets jusqu’au prochain contrôle de police. Ils nous arrangent un taxi qui nous dépose au milieu de nulle part. Nous patientons plusieurs heures sous un soleil de plomb jusqu’à ce qu’un mini van de la police s’arrête et nous dépose au prochain village. Là, la police de nouveau nous aide pour que nous puissions monter dans un bus pour arriver à Santa Marta… C’est la première fois que nous rencontrons autant de difficultés pour voyager!

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