Des souris dans le métro. Des illustrations dans les tons gris, qui auraient pu s’étendre à l’infini, comme les rails du métro. Un décor familier et inconnu à la fois, et absolument merveilleux. Mais pas de titre, pas d’histoire. C’était tout ce qu’il me restait comme indices -des bribes de souvenirs embrumés- pour retrouver ce livre, que ma maman me lisait quand j’étais petite.

Des livres, j’en avais plein quand j’étais gamine (j’en ai toujours plein, pour moi une maison sans livres, et oui je mets le « s » même si c’est pas correct, c’est pas une vraie maison. Entrer dans une librairie et en ressortir avec moins de 5 bouquins relève de l’exploit pour moi. D’ailleurs, je rêve d’avoir un jour une vraie bibliothèque, vous savez comme dans les films anglais, avec des fauteuils club, des livres jusqu’au plafond, et une échelle qui fait le tour pour aller aux plus hauts rayonnages). Bref.
Sauf que mes autres livres d’enfance que j’aimais, je les ai encore, chez mes parents, chez mes grands-parents… Mais celui-là, impossible de mettre la main dessus. Alors régulièrement, j’entrais dans une librairie pour enfant, et je fouillais au hasard. Je demandais, avec mes maigres informations, dans l’espoir d’un miracle. On me proposait généralement Iwamura, très bon auteur-illustrateur, mais non, ce n’était pas lui, pas du tout le même style.
Et puis un jour, je ne sais plus trop pourquoi, j’en parle à ma maman. Qui se rappelle que je lui en ai déjà parlé. Et comme c’est une maman, elle cherche à faire plaisir à sa fille. Et c’est là que le miracle se produit. En quelques clics, alors que j’ai déjà fait des centaines de recherches, elle retrouve « mon » livre!

Le voilà, c’est lui!!! « Minie Malakoff, la souris du métro » (Irène Schwartz et Michel Gay, à l’école des loisirs)
Depuis, je l’ai lu, relu, caressé, admiré, couvé du regard, toujours un peu étonné de le trouver là, tout simplement sur ma table basse.
Et vous, c’est quoi « votre » livre de quand vous étiez petite? (Ou petit, note, les garçons aussi savent lire, il parait, et mon amie Juliette aurait même des preuves).



