L’esprit modasse chez la modeuse est quelque chose d’omniprésent, en toutes circonstances et dans n’importe quel environnement: on ne peut pas s’en empêcher (demandez à la rédac chef adjointe et autre modeuse de la team Shi-Zen!). Alors quand j’erre pendant tout un week-end aux Solidays, c’est plus fort que moi: je regarde les gens, je les détaille, je repère, et je gribouille dans ma tête toutes les jolies choses que je vois.
Un festival, c’est généralement un bon endroit pour ça: une marée humaine à décortiquer, wouhou!

Aux Solidays cette année, le mot d’ordre était: joyeuse sobriété. Pas d’explosions stylistiques majeures, peu d’exubérance, juste une bonne représentation de l’allure d’aujourd’hui (notons aussi que, vu la chaleur, beaucoup avait tout simplement enlevé la majorité de leurs atours vestimentaires). En résumé, et talking about my generation:
- Le short est résolument court (et souvent en stoned denim)
- La jupe est résolument longue et vaporeuse, avec la nouveauté de la jupe au genou qui fait sa petite entrée en cassant son côté strict par de l’imprimé loufoque (lorgnez chez Miu Miu)
- Le Tshirt ou débardeur est oversize, ultra-léger, souvent flammé et surtout à la limite de la transparence
- Le collant noir uni ou à motifs se porte même par 32 degrés (quelle étrangeté!)
- Les boots d’été, courtes, souples, en cuir, se portent sur les jambes dénudées
- La pièce de l’été: le combishort, souvent bustier, et majoritairement fleuri en Liberty léger, se retrouve surtout sur les jeunettes (oui, bon, dont moi)
- L’accessoire de l’été: le headband, coloré, en perles, métallique, avec un nœud ou un hibiscus, sur cheveux courts, longs, sur frange, sur tout ce que vous voulez!
- La chaussure de l’été: vous allez rire, mon père avait les mêmes en 1987, mais l’espadrille colorée fait son grand revival (je pensais que c’était une blague des magazines, moi)
- Rajoutons à ça une paire de Rayban Clubmaster (hé oui, un modèle par an, exit les Wayfarer!), des cheveux lâchés et des choucroutes barbe-à-papa, des touches de corail un peu partout, douze bracelets en tissu par poignet, des chapeaux de paille, et bien entendu le sempiternel sarouel, et hop voici le paysage vestimentaire de ce festival.

En-dehors du public, bien sûr la tendance se joue sur la scène. Là encore, pas de craquage à la Lady Gaga ou d’explosion Ebonybonesque: l’artiste-star est limite chic. Le point sur 3 icônes:
VANESSA PARADIS est une représentation parfaite d’un chic sobre à la française. Elle s’affiche, parfaite, toute simple dans un slim clair ceinturé de cuir noir à boucle dorée, un marcel noir, des boots et un foulard de voile noir brodé de motifs géométriques en sequins. Ajoutez sa crinière de boucles d’or, un rouge à lèvres sanguin, et son petit éventail nonchalamment balancé, et hop elle mêle douceur, sensualité et un magnétisme qu’on lui jalouse toutes. Pas étonnant qu’elle ait le meilleur homme du monde!

HINDI ZAHRA est à l’image de sa musique: racée et troublante. Sa robe folklorique de coton blanc se fleurit de motifs et se brode de fils de couleurs, ceinturée par un large cuir rose, et valsant légèrement jusqu’au genou, dévoilant des jambes chaussées de compensées vertigineuses. A ses poignets, une bonne dizaine de joncs en argent, une lourde bague à chaque doigt, des ongles peints en vert et rouge. Sa frange sage dévoile une unique boucle d’oreille gigantesque, un perchoir à oiseaux en argent. Et zéro maquillage.

FLORENCE (de Florence and the Machine) joue la carte de l’originalité fantasque et nous emmène dans son petit monde enchanté. De loin, on repère déjà son roux flamboyant, surréaliste sur sa peau presque transparente. Vestale des temps modernes, elle apparaît dans une robe bustier blanche recouverte d’une longue robe en voile blanc piquée de dentelle. En sirène aérienne, elle semble flotter sur scène, s’envole de la harpe à la grosse caisse, tourne tourne tourne et danse autant qu’elle peut.

Et pour le petit clin d’œil, j’ai retrouvé durant ces Solidays deux de nos mannequins Shi-Zen d’une précédente édition! Parfaits exemples du micro-short, de l’imprimé fleuri corail et du chapeau de paille, et dotée pour l’une d’une petite particularité capillaire, saurez-vous les reconnaître??





2 commentaires
Juliette
L’accessoire de l’été: le headband, coloré, en perles, métallique, avec un nœud ou un hibiscus, sur cheveux courts, longs, sur frange, sur tout ce que vous voulez!
==> mmmm… dit donc, ça me rappellerait presque la page 74 (ceci est un teaser)
(sinon, les combishort et le liberty, c’est pas que pour les gamines… Enfin j’me comprend… hum… bon… un peu de respect que diable…)
Maxizen
« Vous allez rire, mon père avait les mêmes en 1987″….
….Pars fouiller dans le grenier , pour vérifier si le mien était « avant-gardiste » aussi… ^^