Cap sur le Festival de la BD d’Angoulême: je suis dans ma bulle

  • posté le Vendredi 28 janvier 2011 à 08h08
  • par Anais

La bande dessinée et moi, c’est une vieille histoire. Déjà, j’ai appris à lire avec Gaston Lagaffe et Le Sapeur Camember (une des toutes premières BD, jetez-y un œil si vous ne connaissez pas). J’ai voué un culte au Concombre masqué et à l’intrépide Jérôme Moucherot. J’ai longtemps gribouillé moi-même avant de rencontrer de vrais dessinateurs et de me dire que certains étaient mieux qualifiés que moi pour faire des p’tits Mickeys.

 

Il était donc naturel qu’un jour je franchisse le pas d’aller au Festival d’Angoulême, dont la renommée dépasse de loin nos frontières hexagonales.


C’est ce que j’ai fait en 2010, planquée dans les bagages du collectif Nekomix. Ce furent quatre jours merveilleusement éreintants: lever aux aurores pour être sur le stand de l’association dès l’ouverture, déambulation toute la journée entre expositions, stands d’éditeurs, dédicaces d’auteurs stars ou inconnus, rencontre de dizaines de gens d’une désarmante gentillesse, découverte de la jolie ville d’Angoulême, feuilletage de centaines d’albums, lecture intégrale de quelques uns, coups de cœur, bain de foule à l’hôtel Mercure (the place to be du microcosme festivalier), blagues avec Boulet et Pénélope Jolicoeur (qui m’avait bien motivée pour m’inscrire dans son club de boxe française mais j’avoue, je me suis dégonflée comme une minette), nuits très brèves dans un gîte plein de chats qui miaulent, re-lever aux aurores…

 

Un an a passé, et les Nekomix m’ont encore trouvé une petite place dans leurs bagages. L’édition 2011 promet d’être rock (sous le patronage de Baru, Grand Prix 2010). Du programme toujours très dense du festival, je retiens une exposition Parodies, la bande dessinée au second degré, avec des œuvres de Goossens, Pétillon, mon cher F’murr et bien d’autres; aussi une exposition DLDDLT (Debout les Damnés de la Terre) pour plonger dans l’univers de Baru, culture ouvrière et planches engagées. Et bien sûr l’exposition Nekomix des planches de Soupir 2, leur fanzine gentilment érotique, auquel ont notamment collaboré Arthur de Pins, Boulet, Cha, et l’excellent Erwann Surcouf. Pour le reste, je m’en remets au hasard des déambulations et à l’ambiance du pavillon des indépendants.

 

Aventure à suivre, à vous les studios.

 

Festival d’Angoulême, du 27 au 30 janvier 2011, www.bdangouleme.com

    Les commentaires sont fermés pour cet article.

    retour au site